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Sorite du livre le 15 Mars 2007
Françoise DOLTO, la vie d'une femme libre
 
 
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Mots de l'éditeur :
 
Françoise Dolto aurait eu près de cent ans aujourd'hui. Qui était cette femme dont la pensée a radicalement changé notre façon d'élever nos enfants ?
 
Un esprit d'une immense modernité, qui, toute petite, disait être «née trop tôt dans un siècle trop vieux». Car Françoise ne cessa de lutter contre les conventions, se rebellant contre sa mère qui refusait de la voir accomplir le but qu'elle s'était fixé à huit ans : «être médecin d'éducation.»
 
Déconcertante et atypique, cette intellectuelle qui se sentit longtemps responsable de la mort de sa soeur pour n'avoir pas assez prié, croyait aux anges, aux «mondes invisibles» et réconcilia psychanalyse et religion. Révolutionnaire, elle fut la première à écouter le nourrisson, à voir en lui un être à part entière, doué de sens et d'émotions.
 
C'est une Françoise Dolto méconnue et secrète que Daniela Lumbroso fait revivre avec sensibilité et tendresse. Elle-même «enfant de Dolto», Daniela Lumbroso retrace le destin peu commun d'une pionnière qui, au-delà de l'immensité de son héritage, fut avant tout une femme passionnée, follement amoureuse, vivante et immensément libre.
 
Journaliste et animatrice, Daniela Lumbroso, est diplômée en sociologie et en communication. Après avoir dirigé le service culture de LCl pendant sept ans, elle produit et anime de nombreuses émissions sur France 2. Françoise Dolto, la vie d'une femme libre est son deuxième ouvrage publié.
 
Extrait du livre :

La nurse ne sait pas qu'elle est filée. Elle a abandonné la poussette devant la porte de l'hôtel particulier, note le détective. Contre son sein, le bébé gigote sans pleurer. Ce bébé, c'est Françoise Dolto ; elle ne porte pas encore ce nom, celui de l'homme qu'elle rencontrera dans une trentaine d'années. Elle s'appelle donc Françoise Marette. Elle n'a que quelques mois, et est élevée comme la plupart des enfants de la bourgeoisie parisienne par sa nourrice. «Vava, Vava...» La nurse aime le surnom de Françoise, et se met à lui parler tout bas dans sa langue, ce qui a pour effet de la calmer instantanément. La jeune Irlandaise dispose de peu de temps devant elle. Il ne faudrait pas que la mère de la petite, Suzanne, s'inquiète ; elle est déjà tellement anxieuse au quotidien... Suzanne Marette est malcommode dès qu'il s'agit de ses chérubins. Son aînée, Jacqueline, qui, à six ans, est couvée comme si elle en avait trois. Comme si elle allait bientôt disparaître; cela doit agacer l'Irlandaise, qui n'a pas eu la même enfance choyée : sa propre mère est morte alors qu'elle était en bas âge. Pierre, cinq ans, et Jean, deux ans, ne sont pas en reste. Quant à la petite dernière, Françoise... Sa nurse s'est prise d'une affection inattendue pour elle. Elle la regarde. La fillette de quelques mois ouvre grands les yeux. C'est un nourrisson calme et attentif qui ne se plaint pas, et paraît aimer le monde dans lequel il évolue. Sur ce monde, Françoise pose déjà des prunelles que la nurse jure emplies de questions. Tous s'accordent à le dire : Fran­çoise a l'air intelligent. Ses parents peuvent en être fiers ! Le père surtout, Henry Marette, sérieux et silencieux polytechnicien que personne n'ose déranger lorsqu'il fait ses comptes ou ses réussites. L'idée d'une femme qui étudie et travaille ne le heurte point, à la différence de son épouse. Ce sera l'allié le plus sûr de cette intelligence en devenir qu'est la petite Françoise. Pour l'heure, celle-ci se trouve dans les bras d'une délinquante dans l'entrée d'un bordel du 16e arrondissement de Paris, rue Vineuse. Un détective en fera le rapport détaillé.